mardi 9 août 2016

Les bons d'État ne sont pas des investissements sans risque selon la Cour Européenne des Droits de l'Homme

La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) fait voler en éclat une notion communément admise selon laquelle les emprunts d'États sont les investissements sans risque.
Cette notion fondamentale d'économie remet en question le modèle économique actuel.

Voilà que pendant mes vacances je tombe sur cette nouvelle que pratiquement aucun média classique ne reprend: ce 21 juillet 2016, en plein milieu des vacances d'été la Cour Européenne des Droits de l'Homme a rendu son verdict dans l'affaire Mamatas.

Probablement que ce nom ne vous dit rien: c'est le recours engagé par 6.311 Grecs détenteurs d'obligations d'État de leur pays, lesquels titres que la Troïka a décidé d'annuler purement et simplement, alors même que les banques qui possédaient des titres similaires se voyaient offrir la garantie d'un remboursement.

Ils n'ont malheureusement pas obtenu gain de cause et se sont fait débouter.

Le texte intégral de l'arrêt est disponible en Français ici: Affaire Mamatas et autres c. Grèce.


L'Épargne des ménages est plus que jamais sujette à tous les risques.
 
Dans son exposé, la cour s'étend en long et en large sur le caractère risqué de l'investissement effectué par les plaignants en citant notamment:
117. De plus, la Cour considère qu’un investissement en obligations ne peut être exempt de risques.
 Je tiens quand même à rappeler qu'en Droit, la Loi est une chose mais son interprétation est du seul ressort des cours et tribunaux. Cela est très important du coup lorsque une Cour émet un jugement qui remet en question des notions communément admises. Du coup un jugement a une force supérieure à la Loi.

En plus du scandale nauséabond à laquelle la CEDH s’adonne en déboutant les petits porteurs, légitimant le vol des fonds qu'ils ont prêté à leur gouvernement, c'est toute la Science Économique et la Doctrine Keynésienne qui vient d'être remise en question.

En effet, en économie il est communément admis que les emprunts d'État sont l'investissement "sans risque". C'est donc le rendement de celles-ci qui sert de référence pour calculer le rendement de tout autre investissement, lequel rendement devrait augmenter au fur et à mesure que le niveau de risque augmente.

Je ne vais pas entrer dans les détails mais toute une série d'indicateurs qui régulent la vie qui nous entoure est calquée sur la base du Rendement de l'investissement Sans Risque (ou RSR), de la valorisation des options sur actions en bourse au prix du pain que nous mangeons.

Le Monde est-il devenu fou ?

La CEDH a donc reconnu que l'Investissement Sans Risque, ... heu et bien n'en est peut-être pas un. Du coup, comment expliquer que des États et des institutions empruntent à des taux négatifs ?

Nous sommes dans un moment inédit de l'Histoire qui n'a jamais vu une telle proportion d'investissements (à risque donc) payer des rendements négatifs.

Lorsque la logique économique est passée par la fenêtre, c'est le moment où on peut dire qu'on est dans une bulle.

La précédente notion fondamentale de l'Économie Keynésienne qui est passée à la trappe est celle selon laquelle les banques ne font pas faillite. En fait la faillite d'un système bancaire n'a jamais vraiment été couverte par les théoriciens dont s'inspirent nos décideurs actuels.
Quelle notion de base sera la prochaine sur la liste ?

L'or est plus que jamais L'investissement SANS RISQUE

En plus de remettre un peu plus en question les théories si durement apprises sur les bancs de l'école, cet arrêt a au moins l'avantage de me réconforter un peu plus dans l'idée que il n'y a pas d'investissement moins risqué que les actifs tangibles, physiques, les métaux précieux dont le principal : l'or.

Si seulement les 6311 grecs qui se sont fait biaisé en largeur par le système auraient mis leurs économies dans de l'or physique... ou alors seulement 10% comme il est recommandé un peu partout.

Sur ce je vous souhaite bonne vacances !

jeudi 26 mai 2016

Crise de 2008 : les banques coupables de génocide humain ?

Le chiffre est tombé : la crise de 2008 a provoqué plus de 500.000 morts qui sont directement imputables à cette catastrophe causée à l'origine par la cupidité des banquiers.

On n'a pas fini de faire l'inventaire des dégât provoqués par la crise de 2008 et le dernier chiffre en date fait froid dans le dos: cette crise serait responsable de plus d'un demi-millions de morts supplémentaires.

Tout est expliqué dans cet article de la très sérieuse revue de vulgarisation scientifique Science et Avenir. 
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/20160526.OBS1271/la-crise-economique-de-2008-serait-responsable-de-500-000-morts-par-cancer.html

Ce qui étonne par ailleurs c'est l'ampleur du désastre et le soin tout particulier qui a été mis à identifier spécifiquement les cas clairement liés aux effets de la crise. Les morts sont de deux causes principales: cancer et suicide.

D'après cette étude, on compterait plus de 260.000 morts supplémentaires par cancer au sein de l'OCDE et 500.000 au niveau mondial.

Le Chômage est une raison principale entraînant l'augmentation de la mortalité. Il a été calculé que 1% de chômage générait un mort supplémentaire par 300.000 habitants. 

Les décès les plus fréquents sont du cancer et des maladies cardio-vasculaires dont l'augmentation des cas sont directement liés à la croissance du chômage. Les trois raisons les plus évidentes sont : la diminution de l'accès aux soins de santé, dont les couvertures sociales sont dépendantes de contrats de travail, les mesures d'austérité dans le secteur de la santé et la baisse du pouvoir d'achat qui contraint les gens à moins bien se nourrir.


Donc voilà maintenant preuve scientifique est faite que ceux qui ont provoqué la crise de 2008 ont provoqué indirectement suffisamment de décès pour qu'on puisse parler de génocide à l'échelle planétaire.

Les banquiers responsables de la crise seront-ils un jour jugés pour Crime Contre l'Humanité ?

Permettez-moi d'en douter. Quand je vois que personne n'a eu le courage de les jeter en prison pour leurs fraudes, à l'exception de l’Islande dont le gouvernement a été fortuitement inquiété par l'affaire des "Panama Papers". (d'ici à en conclure qu'il s'agit de représailles de la Classe Bancaire pour avoir mis leurs frères en prison, il y a un pas que j'aimerais bien franchir si seulement je pourrait le prouver).

A ce jour, aucune banque majeure active dans les mécanismes fumeux qui ont été à l'origine d ela crise de 2008 n'ont subi de condamnation. Les seules banques qu'on a réussi à inquiété s'en sont sorties en payant des amendes, lourdes certes mais ridicules au regard des milliards qu'elles ont fait perdre au reste du monde.

Un tel comportement criminel est-il acceptable ? Combien de temps cela durera-t-il encore ? 

Une chose est sûre: la crise de 2008 n'est pas terminée et ses répercussions les plus terribles sont encore à venir.

En attendant, l'idée de laisser mes économies entre les mains de criminels responsables d'un génocide me répugne. Quand bien même la bête tisse sa toile en imposant progressivement l'abandon du cash - pour des raisons d'étique qui plus est - je ne puis me laisser faire en leur abandonnant mon patrimoine de peur que celui-ci contribue à provoquer encore davantage de morts.

Il y a pire que de faire: c'est laisser faire.

Laissez les banques dépouiller la richesse du monde et semer la morts et la désolation et vous serez tout aussi coupables que les pénétrateurs.

Une raison de plus de convertir mon épargne en or et de la laisser loin des banques.

vendredi 15 janvier 2016

Pourquoi l'or ne monte-t-il pas lorsque tout baisse ?

Malgré la baisse des marchés, l'or ne semble pas montrer de signe de hausse. 

Ci-après je vous livre un article que j'ai soumis à une question en tentative de réponse à cette question qui fleurit sur les forums actuellement:


On peut dire que l'année commence for sur les places financières: les bourses ont commencé à montrer des signes de faiblesse, la bourse de Shanghai a même du être suspendue pendant un jour entier pour cause de baisse prononcée - on de dit plus crash car cette notion a été quasiment éradiquée par tous les coupe-circuits instaurés un peu partout - les matières premières continuent leur lente descente aux enfers menées par le pétrole dont la chute semble imparable.  

Cependant, l'or qui jouit d'une réputation de "valeur refuge", ne semble pas réagir en conséquence comme beaucoup semblent s'y attendre. Les partisans de la Relique Barbare (ceux qui considèrent l'or comme obsolète comme placement) y voient un argument supplémentaire pour déverser leur fiel sur les goldeux et autres supporters de l'or que nous sommes.

L'or fait-il toujours office de valeur refuge ?


Néanmoins, c'est une question classique que nous rencontrons avant chaque période de turbulences.

Voici ma tentative de réponse :
  1. L'or qui est coté n'est pas de l'or physique. En effet, ce qui vous est présenté comme le "cours de l'or" n'est en fait qu'un agrégat composé de futures, OTC et autres contrats à terme. Les volumes et les prix n’ont plus beaucoup de lien avec les échanges d’or physique du jour. Du coup, les variations violentes d’un jour sont lissées et donnent l’impression de sous-réagir par rapport aux mouvements violents de la bourse. Regardez plutôt l’évolution des primes sur les pièces d’or si vous désirez avoir un aperçu plus consistent du marché physique. En cas de décorrélation physique/papier, les primes s’envolent.
  2. Les marchés sont encore investis dans les autres actifs : l’or est la valeur refuge, la chaloupe dans laquelle on saute lorsqu’il n’y a plus aucun autre choix possible. Avant d’envisager cette solution, on va quand même essayer de sauver le navire, en colmatant les brèches, en écopant, en allégeant la cargaison… Sur les marchés c’est pareil : les gens investis en actions vont les délester pour d’abord se mettre en cash ou en obligations. Ce n’est que lorsque la monnaie commence à être dévaluée et que les taux montent au plafond que les investisseurs vont commencer à paniquer. C’est alors que les places dans les chaloupes deviennent cher.
  3. La suppression (du prix) de l’or bat son plein, selon ceux qu’on taxe souvent de « conspirationnistes ». D’après ces derniers, un groupement de banques centrales et privées (ou les deux à la fois) agitées par des intérêts américains soucieux de maintenir l’hégémonie du dollar sur la Terre agissent de toute une série de subterfuges pour détourner le public de l’or en le rendant le moins attractif possible. La décorrélation qui s’est formée entre la masse monétaire et l’or en circulation depuis 1971 est le principal argument qui leur fait plaider en faveur d’un cours réel de l’or à plus de 50.000$ l’once s’il n’avait pas été manipulé. L’absence de réaction du cours de l’or en cas de crash est également un de leurs argument favoris pour appuyer leurs thèses qui officiellement n’ont jamais été reconnues.
  4. De toutes les matières premières, l’or est la moins consommable*. Cependant, cela ne l’empêche pas de se comporter comme une matière première, c.à-d. qu’en cas de sell-off majeur, tous les actifs baissent en même temps sous les effets dominos d’appels de marge. La plupart des positions longues sont à découvert et ne reposent que sur de faibles marges. Par exemple, un Hedge Fund long en actions, obligations et of avec une marge de 5%, si les actions se plantent de 7% comme ce fut le cas ce matin en Chine, il va devoir faire face à un appel de marge pour ces positions. Du coup, il sera tenté de dénouer d’autres de ses positions pour libérer la marge nécessaire, ce qui va provoquer une pression à la baisse sur les autres marchés par effet ricochet.
Voilà les arguments qu'il faut garder à l’esprit lorsqu'on s'émeut un peu trop vite du sort de l'or.

Toutefois, l’absence de réaction tangible pour le moment ne devrait pas nous détourner de ce noble métal. Personnellement je trouve que le moment est idéal pour faire ses emplettes. Justement ça tombe bien, les soldes viennent à peine de commencer !

Bonne année 2016 !

*Selon le World Gold Council, seuls 9% de tout l'or physique négocié au niveau mondial est consommé par l'industrie en tant que matière première. Le reste est utilisé comme moyen de placement sous forme de bijoux, de pièces ou lingots. En comparaison, pour l'argent métal ce sont plus de 56% du marché physique mondial qui est consommé dans des applications industrielles selon le Silver Institute. (Chiffres de 2014)

vendredi 8 janvier 2016

Meilleurs Vœux Pour 2016 !

En ce début d'année, c'est avec plaisir que je vous présente mes meilleurs voeux pour l'année nouvelle.
Pour ce faire, je vous ai même préparé une petite photo:


Comme il se doit je vous souhaite le succès, la santé et le bonheur. Comme le savent bien ceux qui me suivent sur ce blog et les forums dans lesquels je suis actif, cette année risque d'être bien plus difficile que ce qu'on pourrait le croire et donc on n'en aura jamais assez de s'entourer d'énergie positive qu'on dégage en se souhaitant mutuellement des vœux positifs et sincères.
N'oubliez pas de vous inscrire à ma liste, je vous promet du contenu exclusif cette année.
A bientôt !
Marc.

mercredi 9 septembre 2015

La guerre du cash est déclarée, mais pas pour vous le voler... enfin pas tout de suite.

Mesdames, si il devient de plus en plus évident que l’abolition du cash est une réalité qui prend forme, il n'en n'est pas moins que les raisons qui motivent ce mouvement n'en demeurent pas moins mécomprises. (j'entends par là méconnue et/ou incomprises).

Certes le raccourci le plus facile - et donc emprunté par la plupart- consiste à se méfier que le passage au "tout électronique" met le fruit de votre labeur à la merci des sous-traitants du système ainsi qu'aux donneurs d'ordres: les banques, les États et ses ministères de plus en plus gourmands et d'une société bureaucrate dont l'Administration devient la seule raison de vivre.

"ils vont vous voler vos économies !"
Ce à quoi ils répondent: "il n'y a que les criminels qui ont quelque chose à cacher qui utilisent encore du cash !"
etc.

La vraie raison qu'on peut identifier lorsqu'on creuse un peu plus est d'une toute autre nature.
L'abolition de la libre-circulation des instruments monétaires, vu que c'est de cela qu'il s'agit, dessert un but bien plus vicieux. 

Dans les dernières années, nous avons expérimenté le miracle des QE. Quand je dis nous, je devrais plutôt désigner nos élites toutes puissantes, parce qu'en ce qui nous concerne, peu en ont vraiment vu la couleur. 

Le résultat est que nous somme maintenant au sommet d'une masse monétaire colossale dont l'effet secondaire logique serait de faire décoller l'inflation. Or à la surprise générale, il n'en n'est rien. 

La magie a fait effet: on a enfin trouvé la pierre philosophale: celle qui arrive à inverser les mécanismes naturels. Les oiseaux de mauvaise augure peuvent aller se faire battre ailleurs. C'est nous qui sont les plus forts !

Pour les vrais économistes (pas les éclownomistes) la raison est simple: pour que l'inflation ne décolle pas, il suffit de ralentir la vélocité monétaire au fur et à mesure qu'on augmente sa masse.
Pour les non-érudits: il suffit de ralentir la vitesse de circulation de la monnaie dans les mêmes proportions qu'on en imprime davantage.
A l'époque, j'avais expliqué cela ici : http://www.the-goldfisher.com/2015/06/bulle-de-velocite-ce-train-la.html
Pour ceux qui ne veulent pas aller voir l'autre article. voici le graphique publié par la Fed ici

Aucun média ne vous parlera jamais de cette donnée.

Comme vous pouvez le voir, ils y sont bien arrivés à la ralentir la vitesse de la monnaie. Elle est au plus bas depuis près de 60 ans !
Le hic, c'est qu'avec autant de cash en circulation, la vitesse peut décoller à chaque instant. Et dès que ça va se produire, l'inflation détonnera version Hiroshima mon Amour puissance Kawasaki Nikkei tous bien au fond, Banzaï !

En d'autres mots: chaque billet de banque en circulation est une goutte de nitroglycérine qui menace tout leur château de cartes. Pour continuer à emprunter, il leur faudra continuer à imprimer. Et pour continuer à imprimer, il faudra ralentir le tout sinon bardaf, c'est l'embardée.

Et donc voilà comment ils vont gagner 5 à 10 ans en limitant progressivement l'usage du cash. 
En passant au "tout électronique", il leur suffira de tourner un bouton pour ralentir la vitesse de circulation du cash. Notez bien qu'ils ont déjà commencé en rallongeant les délais d'exécution des virements. La panoplie de mesures pour ralentir la circulation monétaires est largement plus large dans une monnaie majoritairement électronique que dans une économie basée sur les échanges physiques.

Ma conclusion est donc que la limitation du cash jusqu'à sa disparition est la suite logique des QE massifs que nous avons connu dans les années post-2008. Et le but poursuivi est d'empêcher les économies d'imploser en prenant entièrement le contrôle de ses flux monétaires.

Cependant, nous ne sommes pas dupes ici. On sait que ça ne marchera pas. Tout simplement parce que:

1. la monnaie est la propriété de celui qui la gagne. L'histoire a démontré que toute tentative de contrôle a mal fini. La seule chose qui change maintenant c'est qu'on a des zordinateurs, des tablettes et des zaille-fones.

2. A la première éruption solaire d'envergure, tout le système grille et tout le monde se retrouvera instantanément sans argent.

3. Une fois le point de rupture atteint, la vélocité du dollar (et des autres monnaies papier liées) va tomber à zéro d'un seul coup tout simplement parce qu'il aura cessé d'être utilisé. Plus personne n'en voudra. Ce sera un retour à une autre forme de monnaie contrôlée et détenue par les agents économiques (peuple, entreprises).

4. Une crise majeure risque de faire effondrer tout cela. N'oublions pas que c'est un château de carte qui ne tiens qu'à la seule hypothèse du : "toutes Choses étant égales par ailleurs". Il y a déjà deux guerres civiles aux portes de l'Europe, une troisième ne surprendra personne. La crise des migrants pourrait très bien dégénérer et déséquilibrer tout ce système qui ne tient plus qu'à un fil.

5. Différents moyens, différents forbans: les bandits de grands chemins ont laissé place aux hackers grassouillets qui pianotent devant leurs écrans. Vos monticules de monnaie virtuelle n'intéressent pas uniquement que les banques et les États: les vilains méchants voleurs le veulent aussi et ils ont généralement une longueur d'avance sur vous (tout comme les brigands des forêts l'étaient).

6. Ils vont gagner du temps mais pas la guerre. En appliquant de telles mesures, ils ne font qu'amplifier les conséquences catastrophique de manière exponentielle à chaque année qu'ils gagnent à fuir en avant. On sait tous bien qu'une économie 100% électronique ne peut marcher que si l'endettement de l'État est inexistant ou stable et que tout le monde gère son budget comme il faut. Ce qui est loin d'être le cas. Et ce le sera tant qu'ils ne se seront pas résolus à l'apprendre dans les écoles, mais ça c'est un autre débat.

Au final, j'ai décidé de moi aussi éliminer tout recours au cash dans mon existence. Au mois autant que faire se peut: je convertis mes espèces en or et en argent métal. Point barre.

On vous aura prévenus !

mercredi 1 juillet 2015

Pourquoi l'or ne monte-t-il pas avec la crise Grecque ?

Dimanche soir, l’annonce de la fermeture des banques grecques dès lundi matin a donné une lueur d’espoir aux détenteurs de positions en or. Un remake de la crise chypriote de 2013, qui a vu l’or s’apprécier en son rôle de valeur refuge.

On en est au troisième jour de ce nouvel épisode de ce qu’on peut dorénavant appeler la Crise Grecque 2015 et pourtant l’or ne monte pas. Au lieu de cela, on le voit même baisser.

Évolution du cours de l'or depuis le début de la semaine du 29 juin 2015
©goldprice.org


Hier soir, le Gouvernement grec a même officiellement fait défaut sur son échéance du jour, une dette qu’il devait rembourser au FMI. A notre plus grand désarroi, cette annonce a fait l’effet d’un pétard mouillé sur les cours des métaux précieux.

Alors que se passe-t-il ?

Petit résumé de la situation en 5 points :

1. Il n'y a pas eu d’effet de surprise.

L’exposition des marchés vis-à-vis de la Grèce est encore indéterminé (sous-évalué ?). Cependant, depuis le temps que la Grèce se bat avec ses problèmes, les diverses institutions impliquées ont eu largement le temps de réduire en catimini leurs actifs à risques. Ce qui se passe maintenant était hautement prévisible et largement prévu par les back offices et ce même si les discours se voulaient rassurants dans les médias grand public.
Mais qui dans le grand public a une exposition dangereuse à la Crise Grecque ?
Finalement tout cela n’était que du spectacle.

2. Ce qui se passe en Grèce reste en Grèce.

Comme les acteurs ont eu le temps de se prémunir contre une aggravation de la crise, l’impact de celle-ci sur les acteurs et marchés hors Grèce devrait être limité. Cet impact est à ce jour en tout cas encore estimé à un niveau très bas. Comme personne ne voir (encore) de risque de contagion, il suffit de rester suffisamment éloigné du malade pour rester en bonne santé.

3. L’issue sera sans grande gravité.

Les gens se disent que ça va bien se terminer finalement. Comme on a pu le voir avec le précédent historique, la Crise Chypriote, les conséquences au final ne valaient pas la peine qu’on s’en inquiète outre-mesure. Comme à l’époque tout est entré dans l’ordre sans trop de pots cassés, pourquoi en serait-il autrement maintenant ? D’autant plus que ce sont pratiquement les mêmes architectes qu’à l’époque aux commandes.

4. Les marchés sont encore en mode « euphorie »

Pour les raisons expliquées ci-dessus, les marchés ont pu accuser la petite correction qu’il leur fallait de temps à autre pour pouvoir reprendre sur leur lancée haussière. Comme les marchés d’actions continuent d’offrir des rendements prometteurs, pourquoi se tourner vers un actif refuge ? Comme il n’y a pas de danger, il n’y a pas lieu de se protéger. Donc l’or peut rester où il est, on n’en a pas encore besoin.

5. Les CDS n’ont pas besoin d’être activés.

Les CDS, ces assurances-paiement en cas de défaut de l’émetteur, ne sont pas concernées vu que le défaut du 30 juin ne concerne qu’une dette envers le FMI, qui ne rentre pas en ligne de compte pour les CDS. Les CDS ne couvrent que la dette titrisée échangeable sur les marchés obligataires. Le FMI ne revend pas ses dettes sur les marchés donc ils ne sont pas concernés, et ça c’est bien joué de la part du Gouvernement Grec. Un défaut sur une échéance de dette du marché serait infiniment plus néfaste. Jusqu’à présent, la Grèce n’a fait défaut que sur une seule échéance de sa dette colossale.

6. Le monde se prépare à l’idée du Grexit.

Le Grexit : Anglicisme issu de la combinaison des deux mots Geece+Exit, c’est la sortie de la Grèce de la Zone Euro. Inimaginable par les médias d’influence il y a encore 6 mois, exclue par les politiques il y a à peine 3 semaines, l’idée commence à faire son chemin et chacun y va maintenant de son commentaire comme quoi ce ne serait pas une si mauvaise idée que ça. Allez, encore un peu de patience et on va bientôt nous vendre ça comme la solution miracle la plus bénéfique qui soit pour le peuple grec.
Ce qui ne sera pas le cas du tout, mais bon… on verra.

7. Les fondamentaux de l’or ne sont pas au meilleur de leur forme.

Le secteur minier profite des prix du pétrole faible, ce qui permet aux extracteurs de diminuer leurs coûts et donc de supporter une production accrue pour pallier à la baisse des cours. De plus des taux désespérément bas et un dollar fort ne sont pas de nature à soutenir les cours de l’or libellés en Dollars. La baisse de l’euro qui a eu lieu à l’ouverture des marchés ce lundi a provoqué une fuite vers les devises jugées plus solides, comme le dollar et le Franc Suisse.

Faut-il vendre son or du coup ?

La patience est la meilleure alliée de l’investisseur en or.
Je sais que le goldeux commence à perdre le fil du temps qui passe depuis que les prémices de la crise de 2008 l’ont fait se ruer sur les briques jaunes, me ce à quoi on assiste aujourd’hui en Grèce n’est que la conséquence directe de la mauvaise gestion de la crise en 2008.

À l’époque, les Gouvernements de divers États occidentaux, dont le gouvernement grec, se sont endettés dans la panique pour venir en aide aux banques menacées de suivre le destin fatal de Lehman Brothers. Ceci a affecté leur capacité d’emprunt d’une part et d’autre part, leurs budgets respectifs ayant une charge d’intérêt supplémentaire à soutenir ont subi une réduction progressive consécutive à la baisse des recettes fiscales dans leurs économies en récession.

Depuis lors, les problèmes n’ont pas été réglés. Personnellement, j’attend encore une solution durable à long terme. Je n’en ai pas vu. Au lieu de ça on a passé son temps à colmater les brèches et éteindre les incendies pour maintenir le bateau à flot coûte que coûte. Maintenir la situation en l’état n’est pas une solution. Refuser de se réformer non plus.

La Grèce est le premier pays à sauter, après leurs cousins chypriotes. Pas de chance pour eux. Mais d’autres pays sont dans une situation au moins aussi catastrophique, en permanence à un cheveux du défaut. A force de jouer les équilibristes, il ne faudra pas longtemps avant qu’un autre tombe, c’est la loi des probabilités.

La Crise Grecque n’a pas encore contaminé le reste de la Zone Euro et je me demande combien de temps il faudra encore. Je ne serais pas surpris de voir la fermeture des banques prolongées. C’est ce qui s’était produit à Chypre, souvenez-vous : tout d’abord pour 3 jours, la fermeture a duré 2 semaines.

Si la Crise Grecque se termine bien, alors je ne vois pas comment cela sera une bonne nouvelle. Ailleurs dans la Zone Euro, les autres pays en souffrance après des cures spartiates d’austérité aussi longues qu’inutiles ne demandent pas mieux que de faire pareil. Le syndrome du « pourquoi eux et pas nous » va frapper et là du coup on risque de se faire prendre au dépourvu.

Verdict : je garde mon or et j’attend que ça passe. Là-dessus, faites ce que vous voulez mais ne venez pas dire que je ne vous aurais pas prévenus.

mardi 30 juin 2015

7 raisons pour lesquelles la Grèce va quitter la zone Euro

Ce n'est plus qu'une question de temps avant que la Grèce quitte la zone Euro 

Une fois de plus la tragédie grecque qui est en train de se dérouler est accompagnée du florilège habituel d’avis simplistes bien plus illuminés qu’éclairés.

J’attends de voir le premier qui va rassembler dans la même émission/le même article les bonnes raisons pour lesquelles on ne peut logiquement continuer à espérer un maintien de la Grèce dans la Zone Euro.

On devrait se préparer à voir la Grèce quitter l'Euro et reprendre sa Drachme, et ce pour de bonnes raisons inspirée par le bon sens.

Préparez-vous à voir la Drachme réapparaître en Grèce.

Voici donc mes 7 raisons pour lesquelles la Grèce va quitter la zone Euro :
  1. La Grèce est en cessation de paiement. Il faut regarder la vérité en face. Comme de nombreux pays occidentaux, jusqu’en 2008 ils empruntaient un peu sur 30 ans chaque année pour couvrir le déficit courant tout en se gardant une marge de manœuvre confortable en cas de coup dur. Le coup dur est venu sous la forme de crise bancaire qui les a poussé à emprunter au-delà de leur marge de manœuvre. En plus de ça ils se sont pris une récession sans précédent qui ont fait fondre les recettes de l’état comme neige au soleil.
  2. La Grèce a perdu toute marge de manœuvre et c’est pour ça qu’elle ne paiera jamais ses dettes actuelles. Les Grecs ont brûlé toutes leurs cartouches et si l’activité économique ne reprend pas très vite, il n’auront matériellement plus aucun moyen de payer. S’ils restent dans l’euro, cela risque de déstabiliser l’ensemble de la zone. La chaîne n’est pas plus forte que son maillon le plus faible. Persister à garder un mauvais payeur dans le club est-il vraiment une bonne idée ?
  3. Cela créera un précédent. Si on l’a permis pour la Grèce, on ne peut pas le refuser au Portugal, à l’Italie, à l’Irlande, à Chypre,… Tous ces pays seront moins motivés à poursuivre leurs cures d’austérité imposées par les Troïkas successives.
  4. Cela gèlera le développement de l’Europe. L’harmonisation fiscale est un des grands projets qui renforcerait l’Europe et sa monnaie si seulement il était réglé une fois pour toutes. Depuis 20 ans que le problème se présente, on a davantage souffert des inconvénients qu’on n’y a trouvé de solutions. Garder un mauvais élève au sein de l’Union monétaire réduit la flexibilité de l’ensemble du groupe à mettre en place les changements et les réformes nécessaires à la solution définitive à la crise – chose qu’on attend depuis 2008 mais qui a été retardé principalement parce qu’ils étaient constamment occupés à éteindre les incendies budgétaires qui surgissaient de toutes parts.
  5. L’austérité disparaîtra. Si on garde la Grèce qui a fini par faire défaut malgré la cure d’austérité drastique, alors pourquoi persister dans cette pratique qui a prouvé que ça marchait pas. Autant passer tout de suite à la case « je ne paye pas, un point c’est tout ! ». La fin de l’austérité est demandée par de plus en plus de gens dans les pays qui l’appliquent encore.Mais dans ce cas, par quoi la remplacer ?
  6. Les taux d’intérêts s’envoleront. Cette montée soudaine du risque de défaut de paiement sur des obligations souveraines sera intégrée  dans les taux d’intérêts et le marché exigera un plus grand rendement des pays à risque, poussant les taux vers les sommets. Si les épargnants seront content, les institutions surendettées le seront moins et les banques risquent de sauter les unes après les autres, pour les raisons expliquées précédemment.
  7. L’inflation va l’emporter au final. Comme expliqué ici, la Grèce fait partie des pays qui ont toujours eu une politique budgétaire qui misait grandement sur l’inflation pour sa survie. Leur entrée dans l’Euro nécessitait une refonte complète de leur façon de penser qu’ils n’ont jamais pu faire. Le seul moyen de s’en sortir avec une dette colossale, une austérité inexistante et des taux impayables est de commencer à payer avec de la monnaie créée à partir de rien. Cela va faire décoller l’inflation et par la même façon faire fondre la valeur relative de leur endettement.


Sérieusement, ceux qui persistent à croire que la Grèce va rester dans la zone Euro ont de quoi commencer à se faire du souci. Leur argumentaire commence à faire pitié tellement il est fondé sur du vide creux rempli d’air chaud.

La question n’est pas de savoir si la Grèce va quitter la Zone, mais quand. Pendant que les mal-comprenants jouent aux mal-voyants en argumentant sur cette hypothèse déjà désuète, d’autres plus intelligents se préparent activement à la sortie de la Grèce, le Grexit.

Tandis que les clairvoyants se préparent et mettent leurs chaloupes à l’eau, les autres dansent sur le pont en admirant le spectacle.


mardi 23 juin 2015

Bulle de vélocité: À ce train-là, l’inflation n’est pas prête à décoller !

Les stats dont on ne parle jamais: la Vélocité de la Monnaie.


Aujourd’hui je vais partager avec vous un petit graphique retrouvé ou détour d’une de mes ballades sur le site officiel de la Fed de St Louis, cette filiale de la banque centrale américaine chargée de faire les Études Économiques.

Le graphique ci-dessous représente l’évolution de la vélocité de la monnaie.
En termes simples, c’est la vitesse de circulation de l’argent dans l’économie.
Cette donnée est considérée comme une des composantes essentielles qui influence l’inflation.

L’équation théorique de l’équilibre monétaire qui mène à la compréhension de l’inflation est M V = Q P, autrement dit : la taille de la masse monétaire et la vitesse de la masse monétaire est égale au montant total des prix de tous les biens échangés sur un marché.

La variation du niveau des prix est ce qu’on appelle l’inflation, lorsque les prix montent et la déflation lorsque les prix baissent.

L’équilibre représenté par cette équation est sensé rester stable si on veut une inflation basse. Dès lors, la masse monétaire et la vitesse de circulation de la monnaie doivent s’adapter à la production de biens proposés sur le marché.

Par exemple, toutes choses étant égales par ailleurs,
Si le prix monte, alors les quantités vont baisser et vice-versa
Si la vitesse de circulation augmente, les prix vont monter,
Et cetera.
C’est une équation à 4 inconnues et chacune d’entre elle a son influence propre sur les autres.

Or, dans l’actualité économique de ces dernières années on ne vous parle seulement que de 3 d’entre elles :
-          Q : La quantité des biens, c’est le PIB, ne niveau de production industrielle
-          P : c’est le niveau des prix, l’inflation ou la déflation (terme de plus en plus à la mode)
-          M : c’est la masse monétaire, qui ne cesse de gonfler sous l’effet des mesures d’assouplissement quantitatif, autrement dit : actionner la planche à billets.
Et la vélocité dans tout ça ?

Et bien pour les USA, la voici :




Le paradoxe des « années d’après-crise »

Je sais pas trop comment les historiens vont se souvenir de la période actuelle mais cela ne fait aucun doute qu’elle portera un nom significatif des paradoxes dans lesquels nous sommes maintenus de force :
  • La masse monétaire ne fait qu’augmenter et pourtant il n'y a pas (encore) d’inflation ;
  • Les prix de centaines de biens ont augmenté et pourtant pas d’inflation ;
  • La reprise économique est là sans être là et pourtant pas de baisse du chômage.


La variable d’ajustement, c’est justement la vélocité de la monnaie, la vitesse de circulation de l’argent.

Comme vous pouvez le constater, depuis 2008, elle est en chute libre et on est au plus bas depuis 1959 !

Pourquoi personne ne parle de ça ? Ne trouvez-vous pas cela un peu inquiétant ?

Qu’est-ce qui fait baisser la vitesse de circulation de la monnaie ?

Il y a plusieurs choses qui peuvent entrer en ligne de compte. En vrac : le ralentissement de l’activité économique, le resserrement de l’accès au crédit, le gel des avoirs bancaires, l’augmentation du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation de l’épargne, la concurrence des produits importés à vil prix, etc.

Comme les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, la vitesse de circulation de la monnaie ne pourra jamais toucher le sol. Une valeur zéro serait signe d’absence totale de flux monétaire. Et pourtant il semblerait qu’on s’y dirige tout droit !

Vous voulez une belle photo du crash qui s’annonce ? Imprimez-donc cette photo fournie gracieusement par la Fed et encadrez-la-donc.

Voilà pourquoi l’inflation ne décolle pas - et donc le prix de l’or reste moribond : la monnaie créée ne circule pas.

C’est la Fed qui le dit. Jamais en trois générations la monnaie n’a circulé aussi peu vite.
Et vous voulez me faire croire que la crise est terminée ? On est encore en plein dedans, c’est la deuxième vague qui va pas tarder à nous tomber dessus.

À quoi s’attendre ?

Premièrement, tant que la vélocité baisse, il n’y a rien à craindre. Les taux qui continuent de baisser est aussi une bonne nouvelle : tant que ça continue comme ça il ne peut rien arriver de mal.

Le jour où la vélocité monétaire se mettra à monter – ce qui arrivera un jour à moins qu’on abandonne totalement le dollar – l’inflation va se réveiller et par effet de cascade les taux d’intérêt.

La tendance actuelle de baisse des taux semble avoir touché un pallier : 0%. On commence à voir poindre quelques cas de taux d’emprunt négatifs (c’est le monde à l’envers). Depuis une semaine où j’écris ces lignes, le taux du Treasury Bund américain à 1 mois est tout simplement à 0%
Voyez plutôt :
Relevé quotidien des Taux d'emprunt des Bons du Trésor Américain


Vous pouvez voir qu'il faut prêter son argent au Gouvernement américain à 3 ans ou plus pour espérer obtenir plus de 1% de loyer.

Lorsque les taux négatifs vont toucher les livrets d’épargne des ménages, c’est là que ça risque de se produire. Je ne serais pas surpris de voir des retraits massifs et une injection d’une grande partie de ses fonds sur le marché va faire décoller la vélocité de la monnaie.

Dans cette perspective, on comprend mieux pourquoi les États comme la France accumulent les mesures pour éradiquer l’usage d’argent liquide.
Plus moyen de retirer au guichet = plus moyen de vider son compte d’épargne sans le transférer sur un autre compte en banque. Votre argent se retrouve prisonnier du système bancaire et voit dont sa vélocité baisser.

Comment en profiter ?

Je ne suis pas habilité à vous donner des conseils financiers sous peine de me faire chicoter par l’AMF donc je me contenterais de vous exposer ma stratégie personnelle, libre à vous d’en faire ce que bon vous semble.

En quelques mots, ma stratégie personnelle est la suivante : sécuriser un maximum de dettes à taux fixe, comme sur mon prêt hypothécaire tout en limitant mon exposition aux prêts à taux variables, comme les comptes bancaires, les lignes de crédit, prêts personnels et les découverts. Je limite mon épargne au strict minimum en fonction de mon analyse de risque personnelle et je place le surplus hors du secteur bancaire, sous forme d’or notamment mais pas uniquement.

A mon avis, ce sont ceux qui sont exposés aux prêts à taux variables et aux placements à taux fixes qui vont pâtir le plus d’un changement de tendance. Après quand à savoir quand il arrivera, là on se heurte à une grande inconnue. Cela peut très bien se dérouler dans dix ans tout comme ça peut survenir la semaine prochaine.

Conclusion


La monnaie, l’argent, c’est le sang de l’économie. Une circulation fluide de l’argent est gage d’une économie saine.
Dans le cas présent, on est en plein dans une économie moribonde dans laquelle l’argent circule de moins en moins.
Les électrochocs – sous formes de Quantitative Easing - qui étaient sensés lui redonner vie ont échoué.
La tendance est toujours baissière et aucune rémission ne peut être envisagée tant que tous les symptômes ne sont pas guéris.

Comme le disait Einstein: "on ne peut pas solutionner un problème en restant dans le même état d’esprit qui a conduit à le créer".

lundi 8 juin 2015

Faut-il vendre son or ?

Faut-il vendre son or ?

En ces temps difficiles où on voit les bourses du  monde entier battre des records en pagaille et au marché immobilier bouillonnant, on en vient naturellement à se poser des questions sur ses choix d’investissements passés.

Actuellement, celui qui cherche a rentabiliser un investissement n’a plus guère de choix : les taux incroyablement bas ont réduit les rendements des obligations à quasiment rien, sans parler des rendements symboliques des comptes d’épargne.

L’or s’est fait remarquer dans les années 2000-2010 durant lesquelles il a connu une croissance de son cours quasiment ininterrompue. Sur le long terme, il a constitué un bon rendement qui l’a placé côte à côte avec les placements dit « sans risque ».
Depuis sa déconfiture, l’or a plongé de 1920$ l’once à 1150$ et ceux qui ont investi dans cette matière au plus for de l’euphorie s’en sont quelque peu mordu les doigts.

Si vous détenez encore de l'or, vous n'avez pas encore perdu !

Si vous n’avez pas encore vendu, sachez que votre perte est virtuelle, tout comme celui qui a acheté une action qui a triplé de valeur n’est pas plus riche tant qu’il n’a pas vendu.

Il n’y a que deux actes qui déterminent un gain ou une perte : ce sont l’achat et la vente. 
Tout ce qui se passe entre les deux n’est qu’un spectacle destiné à vous donner des palpitation et mettre vos nerfs à rude épreuve.

Au risque de vous paraître ridicule, laissez-moi préciser qu’il y a seulement que trois moments pour vendre un actif : au bon moment, trop tôt ou trop tard.

Ne riez pas mais cette règle s’applique partout où il y a des choses à acheter et vendre et l’évaluation de ces critères varie selon la perception des individus qui est souvent influencée par l’activité du marché. 

Dans un marché en pleine euphorie, on veut conserver des biens tant qu’ils prennent de la valeur et trop souvent on s’en sépare bien après que la valeur se soit effondrée. Les peureux vont s’en débarrasser au premier sursaut d’émotion et les téméraires tenteront le tout pour le tout.

Vous l’aurez compris, c’est le facteur émotionnel qui prime.

Dans le cas de vente d’actions, de pain ou se dites internet, vendre ‘trop tard’ signifie parfois tout perdre, alors qu’une vente ‘au bon moment’ aurait procuré de substantiels profits.

Dans le cas de l’or, c’est quelque peu différent. La valeur de l’or est depuis l’Antiquité une valeur relative dépendante de la valeur de tous les autres bien. L’or n’a pas de date de péremption, il est inaltérable. Dès lors, avec un peu de patience, sa valeur s’ajustera toujours avec celle des autres biens, surtout si elle a subi une forte chute.

Dans le monde actuel, on assiste à une expansion de plus en plus accélérée de la masse monétaire, due notamment aux Quantitative Easing, plans d’assouplissements financiers des banques centrales – qui consistent principalement à faire tourner la planche à billets et les refiler aux banques, ainsi qu’au système de réserves fractionnaires qui permet aux banques de multiplier la monnaie reçue en dépôt en produisant de la dette et en la refourguant au premier pigeon venu.

Il est utopique de croire que cette expansion monétaire restera sans conséquences. C’est ce que l’Histoire nous apprend. Elle va se reproduire. A moins que par un quelconque miracle, l’Histoire décide de changer pour une fois. On peut toujours rêver en tous cas.

L’expansion de la masse monétaire sans création de richesse proportionnelle (On n’a pas construit davantage de villes, ou produit davantage de biens ou créé davantage d’emplois) aura pour effet tôt ou tard de diluer la valeur de tous les autres biens existants. C’est al raison pour laquelle je suis persuadé que la valeur de l’or va en être réévaluée vers le haut.

La quantité d’or présente dans le monde est quasiment stable : elle ne croît de moins de 2 % par an tout au plus. Comparé à la croissance des bilans des banques centrales ou de l’endettement publique des États, on en est très loin.

Tout cela pour conclure que à mon humble avis, on n’a pas encore touché la borne du « trop tard » pour l’or.

En fait, on n’a jamais touché cette borne depuis maintenant plus de 6.000 ans. L’or est sans doute le placement qui a la plus longue espérance de vie. 

Je dis bien placement, pas investissement*.

 *Placement = conserver sa valeur en autre chose que de al monnaie alors que
Investissement = risquer un montant de monnaie dans l’espoir de généré un profit.

Vendre son or est une décision lourde de conséquences.


Alors, faut-il vendre son or ?

Cela dépend.

Partout, les connaisseurs vous recommanderont de placer entre 5% et 10% de votre patrimoine en or (et de prier pour que cela ne serve à rien ironiseront certains).

Dans ce cas, pourquoi voudriez-vous vendre votre or ?
N’avez-vous pas d’autres placements dans les 90-95% restants qui mériteraient d’être vendus ‘au bon moment’ ?

Il y a cependant des situations pour lesquelles la vente d’or est inévitable, en voici quelques exemples :

  • Vous avez besoin urgent de liquidités ;
  • Vous voulez ramener votre exposition à l’or aux niveaux recommandés car vous en aviez acheté beaucoup trop dans le passé ;
  • Vous avez décidé de changer de vie et de tout plaquer pour aller vivre d’amour et d’eau fraîche dans la nature ;
  • Vous êtes en procédure de divorce ;
  • Vous devez payer une rançon ;
  • Vous avez intégré une secte qui vous a persuadé de lui céder tous vos biens pour le salut de votre âme ;
  • ...


Dans le cas d’un besoin temporaire de liquidités, dans un horizon de max 6 mois à un ans, essayez donc un prêt à gage au mont-de-piété. Parfois les taux proposés battent les autres fournisseurs de prêts personnels à plates coutures.

Pour les raisons évoquées plus hauts et un peu partout sur mon blog, Je suis d’avis que l’or soit la dernière chose qu’il vous vienne à l’esprit de vendre.

Pour autant que votre horizon de placement s’étale au-delà de votre dernier jours, l’or constituera les fondations de votre fortune. On ne retire pas les fondations sous le seul prétexte qu’elles ont de la valeur et qu’elles ne servent à rien.
Justement, si un jour plus rien n’aura de valeur, l’or en aura toujours.

A en croire les avis d’alerte de plus en plus incessants dans la presse spécialisée, l’économie serait à la veille d’une grande correction. La bulle des obligations serait sur le point d’éclater, tout comme celle de l’immobilier un peu partout dans le monde, des prêts d’étudiants aux USA, ainsi que celle des actions en bourse.

Sans doute que maintenant est le ‘bon moment’ pour se séparer de quelques actifs à risque et justement renforcer ses positions en or si vous n’avez pas encore constitué vos 5%.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser.

Je vous souhaite un bon mois de juin et bonnes vacances à ceux qui partent tôt !


mercredi 3 juin 2015

La hausse des taux rend-elle vraiment les investissement en or moins attractifs ?

La dernière décision de la Fed de ne pas relever les taux ne m’as pas surpris du tout, surtout au regard des conclusions auxquelles je suis arrivé dans un article précédent et qui m’ont convaincu que la Fed n’augmentera ses taux uniquement lorsqu’elle en sera contrainte et forcée.

Cependant je lis beaucoup d’analystes qui déclarent que la perspective de hausse de taux dans laquelle on se trouve rend les investissements en or moins attractifs.
Pour appuyer cette affirmation, ils soulignent que l’or ne procure aucun rendement.

Laissez-moi donc y apporter mes clarifications :

Ceux qui sont à la recherche de rendement ne s’intéresseront jamais à l’or, donc un investissement dans cette matière inerte n’a jamais été attractive pour ces gens-là. Vous enfoncez des portes ouvertes en déclarant que les Zinzins se détournent de l’or pour cause d’absence de rendement.


Même en ces de rendements négatifs, ils se tiendront loin de l’or car le jour où ils y investiront dans les mêmes proportions que leurs investissements en actions et obligations, ce sera pour deux uniques raisons :
  1. La spéculation : ils joueront la hausse du cours de l’or et cela se fera dans un contexte dans lequel celle-ci ne fera plus aucun doute pour tous. On a connu une telle période durant les années 2000-2009 et cependant très peu d’entre eux se sont aventurés sur la voie dorée ;
  2. La protection de valeur : si un jour tous les autres actifs voient leur valeur s’effondrer, ce sera le sauve-qui-peut vers les valeurs refuges dont l’or en est le premier choix. Lors du début d’effondrement du système suite à la faillite de la banque des Frères Lehmann, le monde a anticipé une réaction en chaîne qui aurait affecté l’ensemble du monde bancaire et par conséquent l’ensemble de l’économie mondialisée. Les Gouvernements ont évité la catastrophe, mais à quel coût ?

La situation d’alors n’a que peu évolué et on est toujours assis sur la même poudrière qu’en 2008. Le système est toujours soumis aux mêmes risques d’effondrement, exception faite que l’effet levier des moyens mis en œuvre pour éviter la catastrophe depuis risquent de multiplier les effets d’une étincelle.

Depuis quelques années on nous rabâche les oreilles que la crise est passée et le monde est en passe de retrouver la croissance. On serait sur le point de retrouver les niveaux « d’avant 2008 ». On le voit mêmes sur les cours du pétrole qui ont bien retrouvé des niveaux d’avant la crise.

Dès lors si c‘était vraiment vrai, le monde n’aurait plus besoin d’or. Pourquoi son cours n’a pas retrouvé le niveau d’avant 2008 ?

Pour rappel, l’or avait clôturé l’année 2007 aux alentours de 825$ l’once. Depuis un peu plus de deux ans il flotte aux alentours de 1.200$.

Les deux points cités plus haut représentent pour moi les deux grandes catégories d’investisseurs en or : 1 les spéculateurs et 2 les conservateurs.

Lorsque l’or a atteint les 1920$ l’once, cela a été grandement à cause des investisseurs du premier ordre.

Les investisseurs du 1er ordre n’achètent pas la matière physique. Ce serait trop contraignant pour eux à manipuler car une position spéculative doit pouvoir s’ouvrir et se fermer rapidement. C’est pourquoi ils investissent massivement dans l’or papier et les ETF. 
Donc quand on souligne que les ETF ont encore réduit leurs stocks et que ceux-ci sont au plus bas, je me réjouis : c'est le signe que les spéculateurs se lassent. Au passage, en voyant les faibles performances spéculatives du métal jaune depuis le crash d’avril 2013, je me demande pourquoi ils ne sont pas parti plus tôt.

Cependant, force est de constater que depuis le début de la fin de la crise, les investisseurs du second ordre ne se sont pas encore lassés.
Ce sont eux qui font les cours et qui le soutiennent. Ce sont des durs à cuire « à qui on le la fait pas ».

La hausse des taux, une aubaine pour l’or ?

Comme je l’ai démontré dans mon article La menace de la Hausse Des Taux, ou comment la FED se tourne en ridicule, une hausse des taux serait terriblement dommageable aux détenteurs d’obligations, dont les plus gros sont les banques, les fonds de pension publiques et privés et les assureurs. Ces institutions constituent l’épine dorsale de notre économie crony-capitaliste.

Dès les premiers QE (Plans d'assouplissements Quantitatifs), ce sont les seuls qui en ont vraiment profité – normal vu que ce système a été conçu exclusivement pour eux – et ils n'ont rien trouvé d'autre à faire que de se gaver d’obligations d’état à rendement quasi nul au lieu de prêter cet argent aux entreprises pour leurs investissements. 

Les rares sommes qui ont été prêtées aux entreprises, était destinées à financer leurs programmes de « Shares Buy-Back », ces rachats d’actions dont les volumes ont atteint des sommets astronomiques et qui ont ainsi soutenu les marchés boursiers vers les sommets qu’on connaît actuellement alors qu’aucune richesse n’a été créée en contrepartie dans le monde réel.

La hausse des taux dans un premier temps, risque d’attirer les investissements de détenteurs de liquidités vers les placements rémunérateurs d'intérêts (comptes, obligations) qui n’auraient de toute façon jamais investi dans l’or vu qu’ils sont à la recherche de rendements.

Les Décideurs bancaires n'ont d’ailleurs intérêt à ne pas rater leur coup et faire en sorte que les liquidités ainsi attirées vers les comptes de dépôt contrebalancent la perte en valeur de marché des titres d’obligations détenus en portefeuille pour les institutions financières, sinon c’est la faillite garantie… à nouveau. Et cette fois-ci les États ne pourront plus voler à leur secours avec autant d’amplitude qu’auparavant.

Donc moi je dis qu’une hausse des taux sera à terme très bénéfique à l’or, surtout si elle est soudaine et de grande amplitude.

La Fed a promis qu’elle respecterait son programme de remonter les taux d’ici 6 mois.
Je vous parie que ce ne sera pas le cas, en tous cas jamais de sa propre initiative.
Ou alors éventuellement elle le fera tout en douceur, par coups de 0,25% ou moins à la fois, très espacés dans le temps.

Que se passera-t-il lorsque les taux monteront ?

Les gens vont revoir l’arbitrage qu'ils font avec leur revenu entre « Consommer Maintenant » et « épargner »  et une partie du PIB va passer du premier au second choix.

Du coup, la monnaie en circulation va perdre en volume et en vélocité, ce qui va causer une baisse de la consommation, provoquant au passage une baisse de l’activité économique. Donc un ralentissement de la Croissance.

C’est pour cela qu’ils sont pris au piège.

Et c’est pour cela surtout qu’ils multiplient les signaux contradictoires : "c’est la déflation mais avec une petite reprise mais la crise est terminée...".

J’ai d’ailleurs bien ri la semaine dernière en constatant que la consommation des ménages avait progressé de 0% alors que la croissance était de 0,7%. Heuu… la croissance de quoi au juste vu qu’il n’y a eu aucune croissance des ventes ?

J’ai beau tourner le problème dans tous les sens et j’en arrive toujours à la conclusion que quelle que soit l’issue qu’ils choisissent, au final elle sera favorable à l’or. 

Et comme toujours, il faudra s'armer de patience.

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