samedi 3 janvier 2015

La vraie raison du défaut sur l'or de 1914.

Le centenaire de la Grande Guerre marque également l'anniversaire de la fin de l'Étalon-Or.

2014 a vu les célébrations du siècle qui nous sépare de la plus grande guerre de tous les temps à l'époque. Les célébrations qui ont eu lieu pour marquer le coup n'ont pas manqué d'éloges aux combattants qui sont tombés au Champs d'Honneur ainsi que ceux qui en sont revenus de s'être battus pour notre Liberté.

Il y a pourtant un des plus grand effets de cette guerre qui se fait encore ressentir aujourd'hui qui a fait partie des grands absents de toutes les célébrations du centenaire. J'ai nommé la fin de l'étalon-or.

Jusqu'à la veille de l'éclatement du conflit, il était d'usage courant Europe et dans le reste du monde de payer avec de l'or et de l'argent métal. L'unité monétaire en France et dans l'Union Latine était le Franc-Or, dont la forme la plus courante était la pièce de 20 francs, encore appelée d'après son concepteur: Napoléon.

Au premières heures qui suivirent les déclarations de guerre, les gouvernements ont tôt fait de suspendre la convertibilité en or de leur monnaie, en instaurant le "cours forcé". 
En effet, dans de tels moments d'incertitude, les citoyens se sont rués dans les banques pour échanger leurs billets de banque contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

La raison de cette suspension qui est la plus répandue est que les autorités, avec le temps, avaient émis plus de billets qu'il n'y avait d'or dans les caisses et que donc ils ne pouvaient pas honorer toutes les demandes de restitutions d'or.


Cette raison semble plausible mais elle s'apparente surtout à un défaut. La France, la Belgique et les autres nations qui leur ont emboîté le pas ont en effet fait défaut sur leurs engagements: la promesse faite à tout porteur d'un billet de banque que la somme équivalente allait leur être restituée "à vue", c-à-d à la restitution du billet, quel que soit le porteur.

Cependant, une raison bien plus plausible est complètement passée sous silence par la propagande historique : L'État avait besoin de tout l'or possible. 

L'or est une monnaie de guerre !

En cas de conflit, les nations belligérantes ont besoins d'armes, de munitions, de ravitaillements en tous genre et la victoire appartient à celui qui saura en faire bon usage. En disposer du plus possible fait partie des facteurs de victoire. L'État-Major ne pouvait pas se permettre d'en manquer pour quelle que raison que ce soit.

Or la production nationale s'avère rapidement pour couvrir tous les besoins et pour acquérir davantage d'armes et de munitions il faut se tourner vers l'importation. Comment payer alors ? 

La monnaie d'une nation en guerre perd rapidement de sa valeur au fur et à mesure que la confiance des investisseurs dans la survie du régime est compromise. Dans le cas de la France, une guerre signifiait une production industrielle au ralenti, la main d'oeuvre étant mobilisée sur le front, et donc un PIB en baisse. 

Il devient dès lors très difficile pour un pays en guerre de payer pour les armes dont elle a besoin avec sa propre monnaie. Les fournisseurs n'en veulent tout simplement pas.

Par contre, il est bien une seule monnaie qui a toujours été acceptée par tout le monde en toutes circonstances, y compris les cas de guerre, et ce depuis l'Antiquité: l'or.

Et c'est là la raison principale pour laquelle les pays en conflit avaient besoin de mettre la main sur tout l'or qu'ils pouvaient, ce qui en gros s'apparente à une confiscation.

En France, une propagande bien orchestrée jouant sur le patriotisme de la population a été mise en oeuvre dans le but de convaincre la population de venir verser son or dans le but de financer la victoire... en omettant naturellement de préciser qu'en cas de défaite, ils pourraient tout simplement se brosser avec ce qui leur restera.


100 ans après on en est toujours à utiliser du papier pour unique contrepartie de nos transactions. La contre-valeur en métal de la monnaie a totalement disparu et c'est là un héritage de la 1e GM. Avec l'avènement de la monnaie fiduciaire, les banques ont pu commencer à étendre leur domination sur le monde pour en arriver à la situation qu'on connait.

Non, les effets néfastes de la Grande Guerre n'ont pas tous été dissous dans l'espace de temps que nous commémorons aujourd'hui et ils sont toujours là à nous asservir aujourd'hui.

Car la Première Guerre mondiale a eu un second effet néfaste sur les États qui est né en 1914 et qui a pris une dimension cataclysmique en 1971 lors de l'abandon définitif du Standard-Or au niveau mondial. Il s'agit de l'endettement des états. 
J'y reviendrais dans un autre article.

En attendant, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, une question ou vos suggestions ci-dessous et n'oubliez pas de partager ceci avec vos amis.

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne année 2015 !

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